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Blog mis à jour: 16/11/2009 21:16



   Quand père séparé rime avec ...  0 commentaire
[23/01/2008 23:07]

..."Géniteur"...

Bonjour, bienvenue sur ce blog.

Surtout n'hésitez pas à le faire connaître, (rien de plus facile, il vous suffit au bas de la page dans la case correspondante d'y indiquer la ou les adresses mail de vos contacts), vous pouvez également suivre les évolutions de ce blog ...( simple, il suffit de mentionner votre adresse mail dans la rubrique en bas de page: suivre ce blog, si ça veut bien fonctionner!!!). 

Bonne lecture et surtout bon courage...car je n'ai pas toujours mis les formes. Mon but est "d'évacuer" et non de faire un roman. Il est douloureux de revenir sur certains évênements du passé, donc je ne souhaite pas m'y attarder....

S'il vous plaît. Si vous ne voulez pas prendre le temps de lire mon histoire, je vous demande de transmettre ce lien à tous vos contacts...Mon espoir secret: que des Juges aux affaires Familiales prennent conscience que les pères ne méritent pas tous d'être séparé de leur enfant, et qu'ils ne sont pas tous à considérer comme pères au rabais ou "géniteurs". Merci par avance.

...merci  pour les commentaires, pour répondre à vos réactons je propose d'ouvrir en dernière page un droit de réponse......





   Quant père rime avec ...  4 commentaires
[26/01/2008 12:54]

..."COUPABLE".....

Aujourd'hui dans notre société, quoi de plus banal, q'une séparation. Un père séparé de sa fille, un jugement qui ne prend pas en compte les raisons de cette désunion et qui donne pratiquement toujours les pleins droits à la mère... Le père n'a qu'a "se taire". On ne cherche pas quel sera l'environnement le plus "sain et le plus équilibrant " pour l'enfant.

Pourquoi la création de ce blog ?

4 raisons :

Dans un premier temps, afin de me permettre de transmettre mon histoire à ma fille, lorsqu’elle sera en âge de comprendre.

Ne pouvant me détacher de ces évènements passés, je pense que c’est une bonne forme de thérapie pour évacuer ces douleurs ancrées en moi.

Pour m’éviter de relater inlassablement mon histoire aux amis, connaissances et divers professionnels.

Et enfin, faire partager mon quotidien à d’autres parents dans une situation similaire afin d’obtenir leurs réactions, commentaires, conseils…..

 

 Je précise que mes propos ne concernent absolument pas certaines catégories de mamans subissant les évênements, et se trouvant en situation de détresse...J'ai beaucoup de respect pour ces femmes victimes "d'accident de la vie" ou de véritables "goujats".

On nous parle aujourd'hui des violences faites aux femmes: certes c'est un sujet tès sensible qui doit être traité dans l'urgence....mais qu'en est-il des violences psychologiques contre les pères? celles qui usent, qui détruisent qui laminent, qui anéantissent...c'est sans doute un sujet tabou...Je croyais au miracle, lorsque j'ai suivi pratiquement tous les débats télévisés avant les élections présidentielles... attendant indéfiniment qu'un candidat aborde ce sujet...J'ai même tenté,  de poser des questions via le net, mais celles-ci n'ont pas été sélectionnées.. A croire que nos gouvernants ne sont pas concernés par ce problème...cela doit en effet toucher que les "p"tites gens"...

Aujourd’hui une petite catégorie de  femmes que j’appellerai les « AMAZONES » ne veulent plus « s’emmerder avec un mec » . Elles acceptent toujours d’être invitées au resto ……mais n’acceptent plus les concessions qu’elles qualifient comme « contraintes ». .Elles veulent à la fois « être mâles » et toujours pouvoir trouver refuge sur l’épaule « d’un protecteur ». A vous les  "Amazones" vous désirez élever vos enfants seules, et bien assumez-les seules et ne comptez-pas sur l’état pour vous assister financièrement au quotidien. Et si l’éducation de vos enfants n’a pas pris la « tournure espérée » ne condamnez pas la Société de tous les maux….Soyez au mons une fois « Responsables dans vôtre vie » et là en effet ,vous pourrez peut-être demain marcher la tête haute…..

Je n'ai pas trouvé d'autre moyen de crier mon désespoir....car la "société" ne se soucie aucunement de l'avenir de ces enfants "otages" et manipulés lors d'une séparation. Je comprends bien que la justice soit débordée par de nombreux dossiers à traiter...mais pourquoi avant la comparution devant le juge des affaires familiales on imposerait pas au couple désirant se séparer et en conflit, une obligation de passer devant un médiateur. Ce médiateur  établirait un rapport sur les attentes et "responsabilités" de chaque parent, tentant également de trouver un compromis et il transmettrait ses conclusions auprès du JAF et des avocats. Ainsi le JAF pourrait prendre une décision plus équitable...Car aujourd'hui tout dépend de l'implication, des capacités, et des "honoraires" de votre avocat. C'est devenu un véritable BUISNESS pour certains ...Cela éviterait peut-être à cette minorité d'avocats son comportement excessif, sans scrupules et sans éthique, prêts à utiliser tous moyens légaux ou "illégaux" pour la défense de leur client.

Lorsqu'il sagit d'une séparation d'une famille recomposée (mon cas), pourquoi  ne fait-on pas "un bilan psychologique" du ou des autres enfants censés composer "la fratrie", afin de savoir si ceux-ci n'auront pas mauvaise influence sur l'éducation de votre enfant. Je cite cet exemple car ma séparation à été en grande majorité influencée par la demi-soeur de ma fille qui refusait toute forme d'autorité, et particulièrement ma présence. Je pense que des contacts réguliers avec cette adolescente, ne peuvent que nuire à l'épanouissement de ma fille.

Notre président nous confiait une véritable révolution pour notre avenir: "travailler plus, pour gagner plus"...Mais quel père à envie d'appliquer ce slogan, sachant que dès qu'il aurra un revenu plus conséquent, sa pension sera révisée à la hausse... point important: pourquoi le père volontaire qui envisagerait d'augmenter ses revenus afin de faire plaisir à son enfant (lorsqu'il en a la visite), est systématiquement "sanctionné et ponctionné". Aujourd'hui alors que l'on est en mesure de tout chiffrer, il serait plus équitable de chiffrer approximativement le coût moyen d'un enfant par tranche d'âge, en l'applicant à la baisse bien évidemment en fonction des revenus et charges du père, et ainsi on éviterait peut-être le centre d'intérêt "financier" que peut représenter un enfant aux yeux de certaines "mères".

Prenons l'exemple de deux pères: le premier a un salaire de 3000 euros/mois, le second 1000 euros/mois. Sachant qu'une pension est evaluée à hauteur de 10 à 15 % des revenus. Pour faire simple nous prendrons 10%. Le premier paiera 300 euros/mois, le second 100 euros/mois. Ou est la logique? un enfant de "riche" coûte plus cher qu'un autre? Pension alimentaire veut dire "participation"? Quelle est la participation aux frais de la mère dans les deux cas? Pourquoi ne donnerait-on pas la garde de l'enfant au père (s'il le désire) si là mère n'est pas en mesure d'assumer financièrement l'enfant? Certes on me rétorque que la maman à la "charge" et les "contraintes" liées à l'entretien d'un enfant. Mais je suis de ceux qui acceptent sans problème toutes ces soi-disant "contraintes" sachant que je pourrais "partager le quotidien" de mon enfant. On ne met pas souvent en avant les sentiments qu'il est important de partager quotidiennement avec son enfant. Je pense que bon nombre de séparations seraient simplifiées s'il n'y avait pas un tel enjeu financier (mais il est évident que cela donnerai une charge moins importante pour certains avocats intéréssés plus financièrement que de trouver une solution équitable et plus épanouissante pour le ou les enfants). Et pourquoi ne pas partager systématiquement les transports (sauf cas exceptionnels et justifiés).

Ironiquement, (quand il y a désaccord entre le père et la mère) je dirais plus long (quoique...)... mais plus sur que de toucher des gains au loto, ou que d'obtenir une augmentation de son patron...Mesdasmes si vous n'avez aucune fierté personnelle et si vous avez le désir secret d'avoir un "bébé toute seule" (comme le chantait JJ GOLDMAN), vous avez tout intérêt à trouver un homme aux revenus importants et surs, comme "géniteur" . Vous envisagez ensuite une séparation rapide, vous sollicitez l'aide juridictionnelle, vous demandez une pension confortable pour améliorer votre train de vie...La loi est ainsi faite... vous n'aurrez pas à  justifier  les dépenses pour votre enfant...Qui ira voir si vous achetez les effets vestimentaires chez EMAUS, si ce sont des prêts, ou des produits soldés.....et j'en passe, avec de la chance, on vous trouvera un logement rapidemment pour vous et votre petit, le tout agrémenté de quelques aides substentielles des différents organismes connus...Vous bénificierez d'une impunité totale....Comme me l'a dit mon ex: l'argent c'est pour moi...Je suis capable d'assumer financièrement seule "l'entretien" de notre fille....

Il y a une quarantaine d'années "une fille mère" était montrée du doigt sans aide ni soutient. Heureusement aujourd'hui les choses ont bien changées. Mais ne sommes nous pas passés d'une extrémité à l'autre? Et comment le droit des pères a t'il évolué? Ne sommes nous pas en train de faire une génération d'assistés, de gens irresponsables comptant sur la société pour élever leurs enfants?...

Lors d'une séparation on vous demande un tas d'attestations (ex: demandez une attestation aux copines de votre ex signalant quelles gardent occasionnellement votre enfant)...Mais de qui se moque t'on? Ou alors on  privilégie les attestations mensongères...Pour ma part, les seuls témoignages qui aurraient pu plaider en ma faveur (notamment sur l'environement "déséquilibré" dans lequel évolue ma fille, et sur le véritable motif de la séparation et les responsabilités de chacun) sont ceux du milieu médical (médecin généraliste, psychiatre....) mais bien évidemment ceux-ci sont "protégés" par le secret médical...Ou est l'intérêt de l'enfant dans tout ça?

De nos jours sur 4 suicides, 3 sont des hommes. Si l’on recherche souvent les causes liées à l’environnement professionnel, il n’est que très rarement fait état de l’impuissance et du désespoir des pères à faire entendre « leurs droits » suite à une séparation. J'en parle aussi facilement aujourd'hui, car ces évenements ont bien sur perturbés mes relations professionnelles ( il ya toujours sur votre lieu de travail des "individus" qui sentant votre "faiblesse" soudaine ,  au lieu de vous laisser tranquillement surmonter la situation, n'hésitent pas "s'occuper de votre cas"... Si au cours de ma séparation j'avais du "franchir le pas" , il aurait été aisé de mettre ce geste sur le dos de ces relations professionnelles dégradées..

 Cette impuissance est sans doute une des raisons pour qu’il n’y ait que 15% des pères qui ne demandent la présence de leur enfant. On ne pèse pas bien lourd dans la balance.

 A aucun moment on ne remet en question le comportement de la mère, si elle ne boit pas, ne se drogue pas ou ne fait pas preuve de violences physiques à l’égard de l’enfant….mais quel est le poids de cette violence psychologique quotidienne ?

 

Il faut bien se mettre en tête que de nombreux comportements de pères ont changés. Fini les clichés du père exclusivement autoritaire. Certains pères s’impliquent aujourd’hui d’avantage auprès de leurs enfants. J’ai entendu quelqu’un me confier que les hommes se « féminisaient ». Cette personne argumentant ses propos car elle avait constaté que certains hommes n’hésitaient pas à changer leur enfant et  jouaient avec eux.

Ou racontant mes difficultés auprès d’une autre, celle-ci me rétorque : "tes propos ressemblent à ceux d’une mère". ????

 





   Lettre à ma fille  1 commentaires
[16/03/2008 0:02]

J'atteste sur l'honneur que l'intégralité de ces informations est exacte.

                                  

                                  

                                  

Ma puce

 

Un amour qui n'a pas le sentiment d'être éternel n'a jamais commencé. (André Frossard) ????

 

Ta mère et moi nous nous sommes rencontrés alors qu'elle venait de subir une première séparation (désirée par elle) séparation difficile, ou l’ex-mari de ta mère l’a flouée lors du partage de leurs biens. Ta mère avait déjà une fille, ta demi-sœur.

Nous nous sommes fréquentés pendant environ deux ans. Chacun son domicile, Nous avons passés de bons moments ensemble, entrecoupés de disputes, toujours sur le même sujet : ta demi-sœur ; depuis la séparation de sa mère elle ne supportait pas ma présence, en effet je perturbais ses habitudes.

J’avais déjà constaté que ta demi-sœur avait des aptitudes au mensonge : un soir nous regardions un dvd, ta demi-sœur devant aller se coucher, nous lui avions indiqué qu’elle regarderait la suite du film le lendemain matin après notre réveil. Le lendemain nous avons été réveillés par des cris, alors que ta demi-sœur regardait la télé (d’après ses dires) la télé à « claquée ». Cherchant quel pouvait être l’origine de la panne, je constate que le lecteur DVD est sous tension « allumé ». Je questionne alors ta demi-sœur sur le fonctionnement actuel du lecteur de Dvds, celle-ci me rétorque qu’elle ne l’a pas allumé, qu’il était déjà sous tension à son réveil, ajoutant même, que durant la nuit elle s’était réveillée pour satisfaire à un besoin urgent et qu’elle avait remarqué que celui-ci fonctionnait déjà. Je lui indique alors que je ne lui reproche pas la panne accidentelle de la télé, mais lui demande pourquoi elle avait fait fonctionner le lecteur malgré notre interdiction de la veille. Elle me soutient de ne pas y avoir touché, et que sans doute j’avais oublié de l’éteindre la veille. Je lui démontre ainsi qu’à ta mère qu’il est impossible que le DVD reste sous tension toute la nuit car une sécurité le met systématiquement en veille au bout de cinq minutes. Ta demi-sœur n’a jamais voulu avouer. Ce qui m’a inquiété à l’époque, ce n’est pas la panne de la télé qui aurait pu sans doute arriver à n’importe lequel d’entre nous, mais cette obstination de ta demi-sœur à « détourner » la réalité, n’hésitant pas à rejeter ses responsabilités sur les autres.

Ta demi-sœur avait également raconté  à son père que j’avais deux enfants d’une union précédente. Enfants dont je ne voulais pas m’occuper, ajoutant d’autres « affirmations », et notamment que j’étais « un fou du volant »….

Ou encore lors de vacances chez une de tes tantes , j’avais  sollicité  de passer une seule journée en compagnie de ta mère. J’avais  organisé une sortie canoë. Devant l’insistance de ta demi-sœur, ce qui devait être une sortie romantique de deux heures s’est transformé en une ballade express. Ta demi-sœur nous imposant ses désirs, de ne pas s’éloigner de la côte etc…Au bout d’une dizaine de minutes l’embarcation a chavirée et ta demi-sœur s’est mise à hurler.  Elle désirait regagner la plage en compagnie de ta mère. Nous avons demandé au loueur une indemnité. Celui-ci nous a  proposé  en compensation des tours de toboggans. Le soir même, je surprends une conversation entre ta demi-sœur et sa cousine : « j’ai eu raison  d’hurler et d’insister, j’ai eu 8 tours de toboggans gratuits…».

 

Deux ans ont passés, et j'ai du partir pour une mutation pour laquelle j'avais postulé avant de connaître ta mère. Nous avons eu le temps de réfléchir à nos envies et notre avenir. Au cours de ces  années j'ai perdu ta grand-mère. Disparition qui a été un énorme choc pour moi, vu les circonstances troublantes de son décès. Ta mère m'a soutenu dans cette période difficile, ce qui nous a sans doute rapprochés.

Quelques mois plus tard, ta mère me propose de te concevoir, et me demande de revenir m'installer avec elle.

La décision de vivre en union et de concevoir un enfant à été difficile à prendre pour ma part. Je ne devais pas nier l’évidence de l’actualité : de nombreux couples se séparaient, se déchiraient, et j’étais retourné face à ces reportages retraçant le désespoir de certains pères éloignés  quotidiennement  de leur enfant.

 

Avant de nous installer  ensemble, j'avais pris le soin d'aborder certains sujets qu’il me paraissait importants de régler avant d’envisager cette union. J’ai interrogé ta mère sur mon rôle vis-à-vis de ta demi-sœur. Ta mère me rassurant en m’indiquant que tout rentrerait dans l’ordre et que je pourrais avoir «  le rôle » du beau-père,  confirmant que je pouvais faire preuve de l’autorité nécessaire auprès de ta demi-sœur .  J’ai également questionné ta mère sur ton avenir en cas de séparation. Elle me disait alors «  cet enfant je le fais pour toi, si nous devions nous séparer tu en aura la garde, je ne m’y opposerais absolument pas ».

 

Nous avons décidé de te concevoir. Ta mère m’affirmant qu'elle le faisait pour moi, et par amour.

Après quelques complications et incertitudes (lors d’un contrôle, les généticiens nous avaient dit que l’enfant que nous attendions ne serait peu être pas viable et même conseillé pour l’un d’entre eux, d’aller piocher des informations via le net, afin de nous préparer au pire…),

Enfin tu es arrivée toi notre BB tant désiré.

 

 

Nous avons donc projeté de nous réunir et de construire une famille. D'un commun accord nous avons pris la décision de nous installer pour trois ans sur une commune proche de ma nouvelle affectation. Cela nous permettait d'acheter une maison à faible coût, à rénover. Avant de connaître ta mère, j'avais accumulé un petit capital, au prix de nombreux sacrifices (pas de vacances , de sorties, limittant les extras) pendant de nombreuses années et ceci afin de faire l'acquisition d'une petite demeure pour y recevoir ma nouvelle famille.Ta mère prenant un congé parental afin de s'occuper pleinement de ta demi-soeur et de toi.

 

Pendant ces deux ans je me suis beaucoup investi dans cette maison, détruisant et rénovant tout du sol au plafond. Ca n'a pas été facile tous les jours car j'étais un petit bricoleur. Nombreuses ont été les soirées de réflexion pour arriver à mes fins. Il fallait que je finisse les travaux dans les deux premières années afin que l'on profite pleinement de cette maison la troisième année, ainsi que de vacances et repos bien mérités. A aucun moment je n’ai pu profiter d’une aide du « cercle familial » pour certains travaux réguliers : Manipulation du bois (entreposage, garnissage de la cheminée) ni pour l’entretien extérieur : aménagement d’une terrasse, ramassage des feuilles, tonte de la pelouse….J'ai même du supplier ta mère pour reporter de quelques jours la finitions de certains travaux, ceci afin de préparer mes examens professionnels.

J’ai en vain essayé d’intéresser ta mère à de nombreuses activités : informatique,  peinture, sport et aussi à l’aider pour une éventuelle reconversion professionnelle : concours, validation d’acquis  d’expérience professionnelle ou même d’envisager  l’acquisition d’un commerce.

 

Tous les quinze jours ainsi que pour les vacances scolaires, nous amenions ta demi-sœur chez son père (décision prise par le JAF suite à l’éloignement de ta mère) .. Nous profitions  de ces déplacement pour rendre visite aux demi-soeurs de ta mère. Ces déplacements étaient à ma charge.

Comme tu peux le constater, au cours de ces deux ans je n'ai pas chomé. J’ai du faire de nombreux sacrifices pour pouvoir exaucer nos rêves. Les problèmes rencontrés avec ta demi-soeur n'ont fait qu'empirer. Ta mère prenant systématiquement sa défense, n'hésitant pas à me discréditer devant sa fille. Cette dernière n'ayant qu'une seule envie, celle de vivre seule avec ta mère et toi afin de pouvoir mener sa vie tranquille, sans interdits, et sans devoir se justifier. Je laissais pourtant de nombreux moments libres entre ta demi-soeur et ta mère, car je pensais qu’elles avaient besoin de cette intimité, ceci au détriment de l'intimité que j'aurais pu avoir avec ta mère.

Combien de fois, alors que j’étais occupé aux différents travaux ou que je m’octroyais une petite pause, avant de partir en courses, ta sœur interrogeait ta mère « on est obligé d’amener ma sœur ? » A croire que tu gênais !!! Ta mère enchaînais : « gardes-là, c’est pas marrant on est sans cesse obligés de l’attacher et de la détacher de son siège BB ».  Mais comment fait-elle aujourd’hui ? Tu restes seule à garder la voiture ?

 

 

Ta demi-soeur m'imposait des efforts et des conditions  sans aucun retour. La seule compensation que je pouvais avoir, était que ta demi-soeur ne me « calcule » pas tout au long des journées, sans me dire  bonjour, ni bonsoir (alors qu'elle pouvait embrasser un "étranger de passage").

Pratiquement tous les soirs c’était le même scénario : Ta mère te déposais dans ton lit en cinq minutes. Ensuite elle passait environ une vingtaine de minutes dans la chambre de ta demi-sœur. Cinq minutes après que ta mère ait regagnée le séjour, ta demi sœur  hurlait du haut de l’escalier : « maman je ne peux pas dormir, ma sœur pleure… »

A plusieurs reprises, ta demi-soeur menaçait  d'aller vivre chez son père, si ta mère ne cédait pas à ses désirs...

Ta mère cédait régulièrement aux caprices de ta demi-soeur. J'ai pourtant  quelques fois pris  la défense de cette dernière. Notamment lors des moments ou ta mère excédée par le comportement de ta demi-soeur disait qu'elle l'insupportait et qu'elle la "collerait  contre le mur". Lors de ces réactions j'expliquais à ta mère qu'elle n'avait pas à avoir ces réactions extrêmes...

Après des journées de travail bien remplies, j'étais contraint par ta mère de demander l'autorisation à ta soeur de regarder le journal télévisé en soirée sur le téléviseur du salon, (ta soeur regardant des séries télévisées, alors qu'elle disposait d'une télévision dans sa chambre....).

Au cours de notre union, ta mère à désiré faire la communion de ta soeur. Toute l'ex belle famille a été invitée avec mon accord. M'occupant de l'animation, ta mère m'a reproché de ne pas avoir participé financièrement aux divers frais (repas et location de salle), alors que le père de ta soeur n'a pas désiré s'impliquer de quelque manière que ce soit à cette réunion (de leurs familles). Mes proches n'étant bien évidemment pas conviés à cette fête.

Pendant ces deux années "d'union", n'ayant aucun droit d'autorité envers ta soeur, j'ai toujours refusé systématiquement de la garder et de rester seul en sa compagnie.

 

Bien évidemment pendant ces deux ans nous avons fait quelques sacrifices, ne prenant pas de vacances car il fallait finir cette maison et financièrement je ne pouvais pas tout assumer (j’avais toute la rénovation à ma charge,  tous les frais liés à la propriété ainsi que les dépenses courantes).

 

En juillet 2005, ta mère était partie en votre compagnie chez ta grand-mère pour que je puisse finir une grosse partie du chantier: le carrelage. Avant la fin de semaine ta mère a insisté pour que je fasse une pause et que je les rejoigne. Un nouveau problème est survenu au moment du coucher. Ta demi-sœur refusant de coucher dans un canapé, obligeant ainsi tes grands parents à coucher dans le grenier.

 

Deux jours plus tard à son retour, ta mère m'annonce qu'elle désire me quitter, sans autre explication. J'étais à l'époque fatigué, éreinté par les travaux,  j'ai donc subi un éléctro-choc. Désespéré par cette nouvelle et devant le refus de dialogue de ta mère (restant figée sur sa position), souffrant de tout mon corps j'ai donc décidé d'en finir, je ne voyais pas d'autre solution. Cette solution n’était certes pas responsable, mais l’oeuvre d'une personne désespérée, anéantie.

 

Nous avons ensuite décidé de suivre une thérapie de couple pour mieux comprendre la situation , désamorcer le conflit, et éventuellement  redémarrer une nouvelle famille sur des bases plus saines et plus solides. Je croyais à l'époque que cette démarche était désirée conjointement. . Nous avons fait le choix de nous séparer provisoirement suite aux conseils du psychiatre, pour que chacun prenne conscience de la situation et afin de mieux réfléchir et de souffler un peu. Au cours d’une thérapie, le médecin a insisté pour que l’on informe ta demi-sœur que cette séparation n’était que provisoire. Le soir même ta mère a indiquée à ta demi-sœur qu’il ne s’agissait que d’une séparation provisoire afin d’ y voir plus clair. La réaction de ta demi-sœur ne c’est pas fait attendre. Elle a immédiatement manifestée son mécontentement en claquant la porte, et est partie « bouder » dans sa chambre refusant tout dialogue.

J’ai tout accepté pour résoudre les « problèmes ». Un jour le père de ta demi-sœur est venu à notre domicile pour la raisonner. Ce qui devait être une démarche de raison, est devenu un concert de reproches à mon égard. J’ai du écouter ses réprobations à mon égard sans broncher, afin d’éviter tout conflit.

Au cours de ces thérapies, le psychiatre insistait sur l'utilité pour chacun d'entre nous de bien comprendre que cette psychothérapie avait pour but premier de comprendre les erreurs que nous avions commis l'un et l'autre, ceci afin de faire le point individuellement, de pouvoir se remettre en question, et de faire un bilan qui nous dirigerais vers une reconstruction ou une séparation. Le psychiatre conseillant vivement à ta mère de m’écrire. (Elle a toujours refusé de le faire ne voulant s’engager par des écritures). Ta mère confirmant lors de ces séances qu’elle t’avait eue pour moi, et que si nous devions nous séparer, elle ne voyait aucune objection à ce que j’assure ta garde permanente.

Le Psychiatre nous indiquait que cette thérapie pour être efficace devait durer dans le temps.

 

Un jour ta demi-sœur revient du collège en ayant un comportement inhabituel. Nous n’avions jamais le temps de discuter avec ta mère car dès son retour de l’école, ta demi-soeur était constamment auprès de ta mère, et ce jour elle était absente, réfugiée dans sa chambre. Dès le début du repas, ta mère la questionne  sur la raison d’une trace de morsure sur sa joue. Elle répond que c’est un jeu. Connaissant la « fragilité » habituelle de ta sœur, je m’inquiète sur l’importance de ces marques, et conseille à ta mère de s’informer sur l’origine de ces blessures. Questionnant avec insistance sa fille, celle-ci lui répond « si tu avises l’école  j’irais vivre chez papa »…Ta mère lui indique qu’elle en avisera son père. Ta sœur réplique alors : «  si tu en informe papa,  je ferais une fugue » ce qui mit fin à toute conversation. Ta mère n’a jamais informé  son père de ces faits.

 

Effectuant des travaux dans le couloir accédant aux chambres, je remarque un écriteau sur la poignée de la chambre de ta demi-sœur : Interdiction de rentrer sauf à maman et ma sœur…..

J’ai pourtant tout essayé. J’ai même installé un ordinateur dans ce couloir à disposition de ta demi-sœur. Tentative infructueuse car elle refusait de s’en servir prétextant qu’il n’était pas compatible avec les derniers jeux à la mode.

Je ne détaillerai  pas les problèmes courants liés à l’hygiène. Ta demi-sœur  reprenant régulièrement tes faits et gestes, n’hésitant pas à te mettre sur le dos et te reprocher certains « débordements » et te donnant des leçons de politesse.

Un jour ta mère m’appelle alors que je me trouvais à l’étage, car tu venais de te coincer une perle dans le nez. Alors que j’étais en train d’extraire cette perle, ta demi-sœur descend et questionne votre mère sur le motif de ces hurlements. Ta mère lui explique l’incident. Ta demi-sœur lui dit que ce n’est pas une raison pour crier. Surpris j’essaie de la raisonner, lui expliquant la légitimité de ces cris dus à une panique. Ta demi-sœur me rétorque de nouveau « c’est pas une raison » et mécontente, remonte dans sa chambre tout en claquant la porte. Comme à l’accoutumée, ta mère ne l’a pas reprise sur ce comportement égoïste.

 

J’ai essayé en vain d’instaurer un dialogue, désirant même un jour avoir une conversation familiale. Ta demi-sœur refusant systématiquement toute tentative de ma part.

Mais il était évident  que les bases de l’éducation étaient diamétralement opposées. Ta mère considérant  que si ta demi-sœur n’avait pas le dernier téléphone portable à la mode, ou si elle n’était pas vêtue de vêtements « branchés » , elle avait toutes les raisons légitimes de se considérer malheureuse aux yeux de ses copines. Devant les difficultés à amener ta demi-sœur pour une visite chez ses grands parents (hors la présence de cadeaux pour les différentes fêtes), j’ai en vain tenté de lui faire comprendre que l’on rendait visite à ses proches par amour et non pour l’intérêt matériel qu’ils représentaient.

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