J'atteste sur l'honneur que l'intégralité de ces informations est exacte.
Ma puce
Un amour qui n'a pas le sentiment d'être éternel n'a jamais commencé. (André Frossard) ????
Ta mère et moi nous nous sommes rencontrés alors qu'elle venait de subir une première séparation (désirée par elle) séparation difficile, ou l’ex-mari de ta mère l’a flouée lors du partage de leurs biens. Ta mère avait déjà une fille, ta demi-sœur.
Nous nous sommes fréquentés pendant environ deux ans. Chacun son domicile, Nous avons passés de bons moments ensemble, entrecoupés de disputes, toujours sur le même sujet : ta demi-sœur ; depuis la séparation de sa mère elle ne supportait pas ma présence, en effet je perturbais ses habitudes.
J’avais déjà constaté que ta demi-sœur avait des aptitudes au mensonge : un soir nous regardions un dvd, ta demi-sœur devant aller se coucher, nous lui avions indiqué qu’elle regarderait la suite du film le lendemain matin après notre réveil. Le lendemain nous avons été réveillés par des cris, alors que ta demi-sœur regardait la télé (d’après ses dires) la télé à « claquée ». Cherchant quel pouvait être l’origine de la panne, je constate que le lecteur DVD est sous tension « allumé ». Je questionne alors ta demi-sœur sur le fonctionnement actuel du lecteur de Dvds, celle-ci me rétorque qu’elle ne l’a pas allumé, qu’il était déjà sous tension à son réveil, ajoutant même, que durant la nuit elle s’était réveillée pour satisfaire à un besoin urgent et qu’elle avait remarqué que celui-ci fonctionnait déjà. Je lui indique alors que je ne lui reproche pas la panne accidentelle de la télé, mais lui demande pourquoi elle avait fait fonctionner le lecteur malgré notre interdiction de la veille. Elle me soutient de ne pas y avoir touché, et que sans doute j’avais oublié de l’éteindre la veille. Je lui démontre ainsi qu’à ta mère qu’il est impossible que le DVD reste sous tension toute la nuit car une sécurité le met systématiquement en veille au bout de cinq minutes. Ta demi-sœur n’a jamais voulu avouer. Ce qui m’a inquiété à l’époque, ce n’est pas la panne de la télé qui aurait pu sans doute arriver à n’importe lequel d’entre nous, mais cette obstination de ta demi-sœur à « détourner » la réalité, n’hésitant pas à rejeter ses responsabilités sur les autres.
Ta demi-sœur avait également raconté à son père que j’avais deux enfants d’une union précédente. Enfants dont je ne voulais pas m’occuper, ajoutant d’autres « affirmations », et notamment que j’étais « un fou du volant »….
Ou encore lors de vacances chez une de tes tantes , j’avais sollicité de passer une seule journée en compagnie de ta mère. J’avais organisé une sortie canoë. Devant l’insistance de ta demi-sœur, ce qui devait être une sortie romantique de deux heures s’est transformé en une ballade express. Ta demi-sœur nous imposant ses désirs, de ne pas s’éloigner de la côte etc…Au bout d’une dizaine de minutes l’embarcation a chavirée et ta demi-sœur s’est mise à hurler. Elle désirait regagner la plage en compagnie de ta mère. Nous avons demandé au loueur une indemnité. Celui-ci nous a proposé en compensation des tours de toboggans. Le soir même, je surprends une conversation entre ta demi-sœur et sa cousine : « j’ai eu raison d’hurler et d’insister, j’ai eu 8 tours de toboggans gratuits…».
Deux ans ont passés, et j'ai du partir pour une mutation pour laquelle j'avais postulé avant de connaître ta mère. Nous avons eu le temps de réfléchir à nos envies et notre avenir. Au cours de ces années j'ai perdu ta grand-mère. Disparition qui a été un énorme choc pour moi, vu les circonstances troublantes de son décès. Ta mère m'a soutenu dans cette période difficile, ce qui nous a sans doute rapprochés.
Quelques mois plus tard, ta mère me propose de te concevoir, et me demande de revenir m'installer avec elle.
La décision de vivre en union et de concevoir un enfant à été difficile à prendre pour ma part. Je ne devais pas nier l’évidence de l’actualité : de nombreux couples se séparaient, se déchiraient, et j’étais retourné face à ces reportages retraçant le désespoir de certains pères éloignés quotidiennement de leur enfant.
Avant de nous installer ensemble, j'avais pris le soin d'aborder certains sujets qu’il me paraissait importants de régler avant d’envisager cette union. J’ai interrogé ta mère sur mon rôle vis-à-vis de ta demi-sœur. Ta mère me rassurant en m’indiquant que tout rentrerait dans l’ordre et que je pourrais avoir « le rôle » du beau-père, confirmant que je pouvais faire preuve de l’autorité nécessaire auprès de ta demi-sœur . J’ai également questionné ta mère sur ton avenir en cas de séparation. Elle me disait alors « cet enfant je le fais pour toi, si nous devions nous séparer tu en aura la garde, je ne m’y opposerais absolument pas ».
Nous avons décidé de te concevoir. Ta mère m’affirmant qu'elle le faisait pour moi, et par amour.
Après quelques complications et incertitudes (lors d’un contrôle, les généticiens nous avaient dit que l’enfant que nous attendions ne serait peu être pas viable et même conseillé pour l’un d’entre eux, d’aller piocher des informations via le net, afin de nous préparer au pire…),
Enfin tu es arrivée toi notre BB tant désiré.
Nous avons donc projeté de nous réunir et de construire une famille. D'un commun accord nous avons pris la décision de nous installer pour trois ans sur une commune proche de ma nouvelle affectation. Cela nous permettait d'acheter une maison à faible coût, à rénover. Avant de connaître ta mère, j'avais accumulé un petit capital, au prix de nombreux sacrifices (pas de vacances , de sorties, limittant les extras) pendant de nombreuses années et ceci afin de faire l'acquisition d'une petite demeure pour y recevoir ma nouvelle famille.Ta mère prenant un congé parental afin de s'occuper pleinement de ta demi-soeur et de toi.
Pendant ces deux ans je me suis beaucoup investi dans cette maison, détruisant et rénovant tout du sol au plafond. Ca n'a pas été facile tous les jours car j'étais un petit bricoleur. Nombreuses ont été les soirées de réflexion pour arriver à mes fins. Il fallait que je finisse les travaux dans les deux premières années afin que l'on profite pleinement de cette maison la troisième année, ainsi que de vacances et repos bien mérités. A aucun moment je n’ai pu profiter d’une aide du « cercle familial » pour certains travaux réguliers : Manipulation du bois (entreposage, garnissage de la cheminée) ni pour l’entretien extérieur : aménagement d’une terrasse, ramassage des feuilles, tonte de la pelouse….J'ai même du supplier ta mère pour reporter de quelques jours la finitions de certains travaux, ceci afin de préparer mes examens professionnels.
J’ai en vain essayé d’intéresser ta mère à de nombreuses activités : informatique, peinture, sport et aussi à l’aider pour une éventuelle reconversion professionnelle : concours, validation d’acquis d’expérience professionnelle ou même d’envisager l’acquisition d’un commerce.
Tous les quinze jours ainsi que pour les vacances scolaires, nous amenions ta demi-sœur chez son père (décision prise par le JAF suite à l’éloignement de ta mère) .. Nous profitions de ces déplacement pour rendre visite aux demi-soeurs de ta mère. Ces déplacements étaient à ma charge.
Comme tu peux le constater, au cours de ces deux ans je n'ai pas chomé. J’ai du faire de nombreux sacrifices pour pouvoir exaucer nos rêves. Les problèmes rencontrés avec ta demi-soeur n'ont fait qu'empirer. Ta mère prenant systématiquement sa défense, n'hésitant pas à me discréditer devant sa fille. Cette dernière n'ayant qu'une seule envie, celle de vivre seule avec ta mère et toi afin de pouvoir mener sa vie tranquille, sans interdits, et sans devoir se justifier. Je laissais pourtant de nombreux moments libres entre ta demi-soeur et ta mère, car je pensais qu’elles avaient besoin de cette intimité, ceci au détriment de l'intimité que j'aurais pu avoir avec ta mère.
Combien de fois, alors que j’étais occupé aux différents travaux ou que je m’octroyais une petite pause, avant de partir en courses, ta sœur interrogeait ta mère « on est obligé d’amener ma sœur ? » A croire que tu gênais !!! Ta mère enchaînais : « gardes-là, c’est pas marrant on est sans cesse obligés de l’attacher et de la détacher de son siège BB ». Mais comment fait-elle aujourd’hui ? Tu restes seule à garder la voiture ?
Ta demi-soeur m'imposait des efforts et des conditions sans aucun retour. La seule compensation que je pouvais avoir, était que ta demi-soeur ne me « calcule » pas tout au long des journées, sans me dire bonjour, ni bonsoir (alors qu'elle pouvait embrasser un "étranger de passage").
Pratiquement tous les soirs c’était le même scénario : Ta mère te déposais dans ton lit en cinq minutes. Ensuite elle passait environ une vingtaine de minutes dans la chambre de ta demi-sœur. Cinq minutes après que ta mère ait regagnée le séjour, ta demi sœur hurlait du haut de l’escalier : « maman je ne peux pas dormir, ma sœur pleure… »
A plusieurs reprises, ta demi-soeur menaçait d'aller vivre chez son père, si ta mère ne cédait pas à ses désirs...
Ta mère cédait régulièrement aux caprices de ta demi-soeur. J'ai pourtant quelques fois pris la défense de cette dernière. Notamment lors des moments ou ta mère excédée par le comportement de ta demi-soeur disait qu'elle l'insupportait et qu'elle la "collerait contre le mur". Lors de ces réactions j'expliquais à ta mère qu'elle n'avait pas à avoir ces réactions extrêmes...
Après des journées de travail bien remplies, j'étais contraint par ta mère de demander l'autorisation à ta soeur de regarder le journal télévisé en soirée sur le téléviseur du salon, (ta soeur regardant des séries télévisées, alors qu'elle disposait d'une télévision dans sa chambre....).
Au cours de notre union, ta mère à désiré faire la communion de ta soeur. Toute l'ex belle famille a été invitée avec mon accord. M'occupant de l'animation, ta mère m'a reproché de ne pas avoir participé financièrement aux divers frais (repas et location de salle), alors que le père de ta soeur n'a pas désiré s'impliquer de quelque manière que ce soit à cette réunion (de leurs familles). Mes proches n'étant bien évidemment pas conviés à cette fête.
Pendant ces deux années "d'union", n'ayant aucun droit d'autorité envers ta soeur, j'ai toujours refusé systématiquement de la garder et de rester seul en sa compagnie.
Bien évidemment pendant ces deux ans nous avons fait quelques sacrifices, ne prenant pas de vacances car il fallait finir cette maison et financièrement je ne pouvais pas tout assumer (j’avais toute la rénovation à ma charge, tous les frais liés à la propriété ainsi que les dépenses courantes).
En juillet 2005, ta mère était partie en votre compagnie chez ta grand-mère pour que je puisse finir une grosse partie du chantier: le carrelage. Avant la fin de semaine ta mère a insisté pour que je fasse une pause et que je les rejoigne. Un nouveau problème est survenu au moment du coucher. Ta demi-sœur refusant de coucher dans un canapé, obligeant ainsi tes grands parents à coucher dans le grenier.
Deux jours plus tard à son retour, ta mère m'annonce qu'elle désire me quitter, sans autre explication. J'étais à l'époque fatigué, éreinté par les travaux, j'ai donc subi un éléctro-choc. Désespéré par cette nouvelle et devant le refus de dialogue de ta mère (restant figée sur sa position), souffrant de tout mon corps j'ai donc décidé d'en finir, je ne voyais pas d'autre solution. Cette solution n’était certes pas responsable, mais l’oeuvre d'une personne désespérée, anéantie.
Nous avons ensuite décidé de suivre une thérapie de couple pour mieux comprendre la situation , désamorcer le conflit, et éventuellement redémarrer une nouvelle famille sur des bases plus saines et plus solides. Je croyais à l'époque que cette démarche était désirée conjointement. . Nous avons fait le choix de nous séparer provisoirement suite aux conseils du psychiatre, pour que chacun prenne conscience de la situation et afin de mieux réfléchir et de souffler un peu. Au cours d’une thérapie, le médecin a insisté pour que l’on informe ta demi-sœur que cette séparation n’était que provisoire. Le soir même ta mère a indiquée à ta demi-sœur qu’il ne s’agissait que d’une séparation provisoire afin d’ y voir plus clair. La réaction de ta demi-sœur ne c’est pas fait attendre. Elle a immédiatement manifestée son mécontentement en claquant la porte, et est partie « bouder » dans sa chambre refusant tout dialogue.
J’ai tout accepté pour résoudre les « problèmes ». Un jour le père de ta demi-sœur est venu à notre domicile pour la raisonner. Ce qui devait être une démarche de raison, est devenu un concert de reproches à mon égard. J’ai du écouter ses réprobations à mon égard sans broncher, afin d’éviter tout conflit.
Au cours de ces thérapies, le psychiatre insistait sur l'utilité pour chacun d'entre nous de bien comprendre que cette psychothérapie avait pour but premier de comprendre les erreurs que nous avions commis l'un et l'autre, ceci afin de faire le point individuellement, de pouvoir se remettre en question, et de faire un bilan qui nous dirigerais vers une reconstruction ou une séparation. Le psychiatre conseillant vivement à ta mère de m’écrire. (Elle a toujours refusé de le faire ne voulant s’engager par des écritures). Ta mère confirmant lors de ces séances qu’elle t’avait eue pour moi, et que si nous devions nous séparer, elle ne voyait aucune objection à ce que j’assure ta garde permanente.
Le Psychiatre nous indiquait que cette thérapie pour être efficace devait durer dans le temps.
Un jour ta demi-sœur revient du collège en ayant un comportement inhabituel. Nous n’avions jamais le temps de discuter avec ta mère car dès son retour de l’école, ta demi-soeur était constamment auprès de ta mère, et ce jour elle était absente, réfugiée dans sa chambre. Dès le début du repas, ta mère la questionne sur la raison d’une trace de morsure sur sa joue. Elle répond que c’est un jeu. Connaissant la « fragilité » habituelle de ta sœur, je m’inquiète sur l’importance de ces marques, et conseille à ta mère de s’informer sur l’origine de ces blessures. Questionnant avec insistance sa fille, celle-ci lui répond « si tu avises l’école j’irais vivre chez papa »…Ta mère lui indique qu’elle en avisera son père. Ta sœur réplique alors : « si tu en informe papa, je ferais une fugue » ce qui mit fin à toute conversation. Ta mère n’a jamais informé son père de ces faits.
Effectuant des travaux dans le couloir accédant aux chambres, je remarque un écriteau sur la poignée de la chambre de ta demi-sœur : Interdiction de rentrer sauf à maman et ma sœur…..
J’ai pourtant tout essayé. J’ai même installé un ordinateur dans ce couloir à disposition de ta demi-sœur. Tentative infructueuse car elle refusait de s’en servir prétextant qu’il n’était pas compatible avec les derniers jeux à la mode.
Je ne détaillerai pas les problèmes courants liés à l’hygiène. Ta demi-sœur reprenant régulièrement tes faits et gestes, n’hésitant pas à te mettre sur le dos et te reprocher certains « débordements » et te donnant des leçons de politesse.
Un jour ta mère m’appelle alors que je me trouvais à l’étage, car tu venais de te coincer une perle dans le nez. Alors que j’étais en train d’extraire cette perle, ta demi-sœur descend et questionne votre mère sur le motif de ces hurlements. Ta mère lui explique l’incident. Ta demi-sœur lui dit que ce n’est pas une raison pour crier. Surpris j’essaie de la raisonner, lui expliquant la légitimité de ces cris dus à une panique. Ta demi-sœur me rétorque de nouveau « c’est pas une raison » et mécontente, remonte dans sa chambre tout en claquant la porte. Comme à l’accoutumée, ta mère ne l’a pas reprise sur ce comportement égoïste.
J’ai essayé en vain d’instaurer un dialogue, désirant même un jour avoir une conversation familiale. Ta demi-sœur refusant systématiquement toute tentative de ma part.
Mais il était évident que les bases de l’éducation étaient diamétralement opposées. Ta mère considérant que si ta demi-sœur n’avait pas le dernier téléphone portable à la mode, ou si elle n’était pas vêtue de vêtements « branchés » , elle avait toutes les raisons légitimes de se considérer malheureuse aux yeux de ses copines. Devant les difficultés à amener ta demi-sœur pour une visite chez ses grands parents (hors la présence de cadeaux pour les différentes fêtes), j’ai en vain tenté de lui faire comprendre que l’on rendait visite à ses proches par amour et non pour l’intérêt matériel qu’ils représentaient.
... page suivante...